Critique de Captain Toad: Treasure Tracker


Texte de la critique vidéo

Le Capitaine part à l’aventure cet hiver sur Wii U et à nous d’évaluer si la course au trésor à laquelle nous sommes conviés vaut la peine qu’on s’y arrêter.

Hormis la lampe de poche sur le front et le sac à dos qui le contraint à se déplacer à l’horizontale, le personnage de Toad n’a que très peu évolué depuis sa première apparition en 1985 où il devait annoncer à Mario que la princesse Toadstool n’était pas captive du château dont il venait de déjouer les pièges et qu’il devait ainsi poursuivre sa quête. Champignon anthropomorphique, tête de vainqueur, mais peureux comme pas deux, Capitaine Toad évolue dans un monde fait de plus de 70 dioramas différents aux thématiques visuelles variées :

  • Des temples cuisant sous la lourde chape de plomb du désert
  • Des prairies de nuages mousseux et éthérés
  • Des labyrinthes de tuyaux de verre
  • Des marais peu recommandables
  • Des maisons hantées magiques
  • Des forêts sombres éclairées de mille lucioles
  • Des discothèques géométriques
  • Des cavernes lugubres
  • Et j’en passe…

L’objectif est simple atteindre l’étoile, la relique ultime du royaume des champignons. C’est en venant à bout de plusieurs casse-tête et en affrontant plusieurs ennemis que le Capitaine atteindra ce but. Parce qu’il faudra s’y faire, placardé au sol par son sac à dos surdimensionné, le personnage ne peut pas sauter, démuni physiquement il ne peut se défendre face aux ennemis qu’il rencontre sur son chemin, de préférence des Maskaches dont la seule fonction est celle de faire le guet. Le Capitaine peut cependant compter sur quelques armes redoutables : au premier chef, les navets qu’il pourra déterrer ça et là et garrocher au visage de ses ennemis. Je pense d’ailleurs ne pas me tromper en affirmant que la plupart d’entre nous emploient des navets plus couramment dans les jeux de Nintendo que comme ingrédients à la cuisine… Et je tiens à préciser ma pensée, je ne cherche pas ici à accabler les mangeurs de navets, mais ça fait quand même une arme redoutable non ? J’veux dire, on jase là… Tout chercheur de trésor peut aussi compter sur la bonne vieille pioche pour venir à bout des murs les plus solides et des ennemis les plus endurcis.

Certains tableaux font appel aux fonctions uniques du GamePad soit pour bouger des morceaux du tableau, tourner des roues, récupérer des pièces d’or, jeter des navets pendant une promenade en wagonnet de mine ou déstabiliser les ennemis à l’écran pour mieux se faufiler derrière eux. D’ailleurs, une bonne partie du jeu consiste à éviter de se faire repérer par ses ennemis au lieu de les affronter, question d’économiser du temps… et des navets.

Graphismes

Les 70 dioramas conçus par Nintendo sont particulièrement vivants. Reprenant ici la facture visuelle de Super Mario 3D World, l’équipe a bien su décorer et animer l’environnement dans lequel le Capitaine et son amie Toadette évoluent. Une attention toute particulière a été portée à l’animation de ces deux personnages. Re-gar-dez moi ça. C’est-tu pas assez mignon c’te belle tite face là ? Lorsqu’il plonge sous l’eau, Toad retient son souffle et agite ses petites menottes pour mieux avancer. Lorsqu’il regarde par une fenêtre, il s’écrie avec une joie irrépressible. Finalement lorsqu’il rencontre un Boo, il tremble de peur et d’énormes gouttes de sueur perlent à la lueur de son front. Error hmm ouain… son front.

C’est d’ailleurs surprenant que Nintendo n’ait pas encore annoncé de figurine amiibo à son effigie tant le personnage est bien servi par la personnalité attachante qui lui est insufflée à travers ce jeu. Pour ce qui est des prouesses techniques, l’équipe de Digital Foundry s’est penchée sur Captain To ad : Treasure Tracker et le constat est sans équivoque : Nintendo s’est donné comme objectif d’obtenir des graphismes en haute définition cadencés à 60 images par seconde et jamais le jeu ne déroge de cette règle. Et quand je dis jamais, c’est vraiment jamais. Pas 59 images par seconde, pas une fois. Pourtant certains dioramas ne manquent pas d’activité ni de complexité visuelle.

Bande sonore

Vous serez sans doute rapidement accroché par l’entrain musical de Captain Toad : Treasure Tracker. À commencer par l’hymne de la brigade Toad qui résonnera pour les jours suivants dans vos oreilles. Entendre cette ritournelle me donne justement le goût, pioche à la main, de partir à la quête de trésors enfouis et garrocher des navets à des étrangers. Du reste, la trame sonore de ce jeu est peu subtile, bien ajustée à la thématique de chacun des dioramas pour générer un état d’esprit chez le joueur. Certains morceaux augmenteront à dessein votre rythme cardiaque alors que d’autres, notamment dans les dioramas aquatiques ou désertiques, ont un tempo plus lent, plus apaisant. À n’en pas douter, la bande sonore de ce titre brille de mille feux… autant que les graphismes et la personnalité du Capitaine.

Conclusion

Au final, il s’agit probablement, enfin à mon sens, du meilleur jeu que la Wii U a à proposer cet hiver pour les joueurs ne pouvant pas… ou ne voulant pas… réunir leur gang d’amis pour se faire détruire à Super Smash Bros. for Wii U ou pour se faire coiffer à la ligne d’arrivée à Mario Kart 8. Le jeu a un rythme plus lent, plus relaxe, mais il ne manque pas de personnalité. Les casse-tête sont bien élaborés et s’ils paraissent facilement exécutables au début, les derniers tableaux vous donneront du fil à retordre, croyez-moi. De plus, le jeu vous encourage à ne pas simplement récupérer l’étoile pour compléter le tableau, mais aussi trouver 3 diamants cachés et même, dans le but d’augmenter la difficulté, réaliser une tâche particulière avant de terminer le tableau. Cette tâche précise n’est dévoilée par le jeu seulement lorsque vous aurez complété le diorama une première fois, question de laisser durer… le plaisir.

Lorsque vous aurez complété les tableaux ou si vous avez une sauvegarde de Super Mario 3D World, le jeu débloquera des tableaux additionnels tirés tels quels de la dernière aventure de Mario et ses amis. Des échelles y ont été ajoutées pour que le défi soit à la portée d’un personnage constamment cloué au sol. À vrai dire, si l’idée peut sembler bonne, en pratique ces tableaux ne sont pas du tout plaisants à compléter. À part gravir les échelons et collectionner les pièces d’or, le défi semble bien terne parce que ces tableaux ont été conçus pour un autre sorte de jeu, un jeu ou le saut et les prouesses acrobatiques sont de mise. De plus, je crois que les créateurs auraient eu avantage à mettre sur pied un mode coopératif 2 joueurs, afin de varier les mises en situation et d’offrir une expérience multijoueur. Aussi, puisque le jeu s’appelle Captain Toad, j’ai été déçu de devoir jouer en tant que Toadette pendant au moins la moitié du jeu. C’est subjectif, mais le Capitaine est franchement plus attrayant que la Fifi Brindacier des champignons. Mais enfin… Il s’agit là de reproches sommes toute très secondaires tant le résultat final est amusant, visuellement attrayant et auditivement entraînant. J’attribue donc une note de 9… navets sur 10 à Captain Toad : Treasure Tracker.

Date de sortie : 5 décembre 2014
Éditeur : Nintendo
Prix (en dollars canadiens) : 44,99 $

En résumé

Au final, il s’agit probablement, enfin à mon sens, du meilleur jeu que la Wii U a à proposer cet hiver pour les joueurs ne pouvant pas… ou ne voulant pas… réunir leur gang d’amis pour se faire détruire à Super Smash Bros. for Wii U
9.0
There is no more story.
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